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Le 13 février 2026, le Gouvernement a publié la nouvelle édition de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) et son annexe la Stratégie de développement des mobilités propres (SDMP), documents qui présentent la politique énergétique de la France pour répondre aux enjeux de consommation et de production d’énergie sur la période 2026-2035. Chaque Programmation pluriannuelle de l’énergie porte sur deux périodes successives de 5 ans.
 
La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) fixe plusieurs priorités :
  • garantir la souveraineté de la France, en assurant la disponibilité des ressources énergétiques nécessaires à notre économie et nos ménages ;
  • rendre l’énergie accessible, pour les Français et nos entreprises, à des prix maîtrisés, compétitifs et abordables.
  • décarboner le mix énergétique, pour lutter contre le changement climatique ;
  • permettre l’accès à des mobilités bas carbone, pour les voyageurs et les marchandises, sur l’ensemble du territoire.
La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) répond à ces enjeux au travers de deux axes structurants : 
  • réduire notre dépendance aux énergies fossiles,
  • investir pour mieux consommer l’énergie.

1.    Augmenter la production de toutes les énergies souveraines et décarbonées, pour réduire la dépendance aux énergies fossiles

Le modèle énergétique actuel atteint ses limites avec des énergies fossiles qui représentent encore près de 60 % de notre consommation finale d’énergie. Ces importations menacent notre souveraineté et contribuent au dérèglement climatique avec des conséquences irréversibles sur l’environnement et la vie quotidienne des Français. 

Pour réduire cette dépendance, il nous faut :

  • accroître les capacités de notre parc nucléaire,
  • développer les énergies renouvelables,
  • réduire notre consommation des énergies fossiles importées. 

Filières électriques

Nucléaire
Lancement d’un programme de construction de nouveaux réacteurs (EPR2) et redressement de la disponibilité du parc existant pour atteindre un niveau de production de 380 TWh/an.
 
Eolien en mer
Atteindre 15 GW de puissance mise en service en 2035.
 
Eolien terrestre
Maintien du rythme actuel de développement de +1,3 GW/an. Les rythmes de déploiement pourront être ajustés en tenant compte des prévisions d’évolution de la consommation d’électricité.
 
Photovoltaïque
Multiplier par 3 la puissance installée à l’horizon 2035. Jusqu’à 2028 : maintien du rythme maximal de soutien public prévu par la PPE 2. Les rythmes de déploiement pourront être ajustés en tenant compte des prévisions d’évolution de la consommation d’électricité.
 
Hydroélectricité
Hausse de notre capacité de +2,8 GW en incluant notamment des stations de transfert d’énergie par pompage (STEP).
 
Chiffres clés :
🍃 Énergie éolienne terrestre 
Objectifs : 31 GW en 2030, 35 à 40 GW en 2035 (pour environ 24 GW installés d’ici fin 2025).
Taux de déploiement visé : environ +1,5 GW/an.
Le PPE prévoit deux appels d’offres de 800 MW chacun par an (hors repowering), dont le premier est prévu au premier semestre 2026.
 
 
☀️ Solaire
Objectifs : 48 GW en 2030, 55 à 80 GW en 2035 (pour environ 30 GW installés d’ici fin 2025).
Taux de déploiement visé : +3,5 GW/an (dont un maximum de 2,9 GW/an via AO et OA – Obligation d’Achat) jusqu’en 2028, puis environ +5 GW/an (volumes ajustés en fonction de l’évolution de la consommation).
Roland Lescure a également annoncé vendredi le lancement d’une AO de 300 MW pour les bâtiments « dès la semaine prochaine », suivie de plusieurs AO « simplifiées » en 2026, pour une capacité cumulée de 2,9 GW.
 
📈 Afin de garantir notre sécurité d’approvisionnement et de promouvoir l’électrification des usages et des industries, le PPE 3 prévoit que la production éolienne et photovoltaïque atteigne 140 TWh/an en 2030, soit près du double de la production actuelle. D’ici 2035, les éoliennes et les panneaux solaires fourniront entre 200 et 250 TWh par an, soit environ un tiers de l’électricité sans carbone qui sera alors produite en France. C’est seulement ainsi que la France pourra réduire de moitié la part des énergies fossiles importées dans son mix énergétique d’ici 2035.

 

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